• Suite à notre soirée débat sur la condition humaine, nos petites têtes clémentiennes ont tourné et retourné quelques unes des grandes questions qui se sont dégagées de cette première rencontre.

    La première question étant la suite à donner à ce débat, sachant que tout le monde semblait être resté sur un goût de trop peu, et aussi pour aller vers où ???????, nous avons songé à ces sages paroles : « Le chemin est le but ».

    Donc pour amorcer un deuxième pas, nous proposons de partager les interrogations suivantes issues bien plus de nos vécus que des livres et qui rejoignent le problème de l’engagement et des nécessités communes.

    En tant que femmes, nous nous interrogeons sur les changements en cours dans les relations intimes (ré-émergence de la femme objet et apparition de l’homme objet), et en tant que féministe sur l’alliance inégale et cependant réelle que constituait le mariage et auquel ne vient plus se substituer aucune forme d’entente à long terme entre individus, y compris autour des enfants. Dans une société où les conditions de vie se dégradent et où les femmes seules à charge d’enfants sont nombreuses et les pères pas forcément en capacité d’apporter une contribution à distance, quel est l’avenir ?????? Le slogan « on se prend, on se jette », qui semble dominer toutes les représentations fictionnelles et les discours aurait-il pris pied jusque dans la réalité ?

    Consommons!!


    Si nous considérons la dimension affective, amitié comprise, de nos existences comme la partie immergé de l’Iceberg, qu’en est-il de la partie émergé ? De quelle forme d’alliance sociale ou de simple entente sommes-nous encore capables ? Loin des contraintes et des avantages de la société villageoise, encore forte jusqu’au début de la révolution industrielle, quelle solidarité concrète est encore possible dans le contexte présent? Manque de temps d’énergie, de disponibilité pour tout ce qui ne relève pas du strict revenu économique, jusqu’où une société constituée d’individus tels que nous peut-elle tenir ?

    Alliance par la famille, par les affinités électives, par le hasard des situations, en réalité, l’autonomie individuelle reste le problème central de toutes et de tous. Quand être capable de « se démerder seul-e » est devenu un signe de réussite et de dignité, quelle place reste-t-il pour l’intelligence collective et l’entraide ?

    La date de ce débat sera ultérieurement annoncée.

    Isabelle




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  • Soirée débat et auberge espagnole autour du thème de la condition humaine.

    Co-organisée par le Commun d’Abord et l’association Du Pain et des Roses


    Nous vous invitons le 5 juin 2009 à nous rejoindre à 19H30 au Verre Lisant à Aubenas afin de réfléchir aux conséquences du sexisme et du capitalisme sur nos vies quotidiennes.

    Concernant les activités non rémunérées donc sans valeur dans le monde capitaliste, où en sommes-nous ? 

    Soins apportés aux membres de la famille y compris l’éducation des enfants et l’accompagnement des personnes âgées, entretien du lieu de vie, planification des besoins domestiques, comment l’ordre actuel nous permet-il ou pas d’accomplir encore ces activités essentielles à notre survie mentale et physique, et cela que l’on soit homme ou femme ? 

    Que penser de la réapparition d’une classe domestique destinée à les réaliser ?

    Comment affirmer l’importance de telles activités sans pour autant voir les femmes réassignées à l’univers domestique et les hommes au marché du travail ?

    Débat le 5 juin: la condition humaine

    Peut-on homme et femme parler d’une société patriarcale dont nous ne voulons plus et qui a encore de terribles restes ?

    Peut-on se regarder en face sans se faire de procès pour réinventer nos relations ?

    Peut-on parler du sexisme à nos enfants tel qu’il s’est pratiqué et tel qu’il continue de nous enfermer que l’on soit un homme ou une femme ?

    Débat le 5 juin: la condition humaine


    Nous vous proposons de partager ces questions en notre


    compagnie et nous apporterons les quelques éléments factuels qui, nous l’espérons, aideront à construire le débat.




    Isabelle et Julie



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  • Suite à l'Assemblée Générale de l'association, il en est sorti un projet vigoureux et joyeux: un lieu de rencontre, de débats, de projection...un lieu-point de vente des futurs produits du réseau d'entraide et un magasin gratuit.

    Qu'est qu'un magasin gratuit? Un lieu géré donc par des bénévoles, qui recueillerait les affaires de tout type que les personnes adhérentes de l'association ne voudraient plus posséder, mais encore en fort bon état. Et d'autres, ou les mêmes, viendraient de temps à autres trouver ce qui leur manque...comme cela, sans en payer un prix, même dérisoire, que celui de la rencontre avec nous: http://fr.wikipedia.org/wiki/Magasin_gratuit

    Ce lieu est trouvé. Il est à La Souche, prêté par un ami, à rénover quelque peu, remettre des carreaux aux fenêtres et un évier au mur.

    Nous sommes déjà quelques unEs à s'y coller et si vous aviez de quoi décorer ou tout simplement aménager, n'hésitez pas à nous le faire savoir et à venir nous aider.

    Une date prochaine sera proposée pour s'y retrouver et se mettre au boulot, tudieu!

    Bien le bonjour chez vous et bon printemps.

    J.

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  • A notre grand désespoir, la société contemporaine pose de plus en plus la question de l'utilité des artistes, ce qui en dit long, non sur le rôle des artistes, mais sur le délabrement culturel actuel.

    Nous pensons que la culture, l'art, c'est souvent tout ce qui reste à de nombreux peuples quand les catastrophes les dépouillent de tout.


    Résidence d'artistes

    Les artistes sont l'énergie sous-jacente, pareil au sang dans les veines, qui permet à la culture de vivre, de se renouveller.

    Nous avons plusieurs projets d'accueil d'artiste en résidence, mais rien n'est facile administrativement!


    Par contre, officieusement, ce joli mois d'avril, une amie artiste dans l'âme, dont la spécialité est de créer des objets incongrus à base de mousse des forêts et autres inconvenances est de séjour chez nous.

    Comme ça, parce qu'on a besoin, parfois, de se retrouver chez des copines, loin des contingences quotidiennes, loin du passé odieux ou sulfureux...et pouvoir exprimer sans hâte et sans besoin deux trois choses essentielles pourtant.


    Oxana est là, c'est déjà un bonheur en soi pour nous.

    Les photos suivront!



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  • Jean-Claude, fidèle au rendez-vous des projections, assure cette fois la programmation

    et nous propose de découvrir

    Ce gamin, là

    un film de Renaud Victor

    Photographie : Renaud Victor, Richard Copans

    Montage : Béatrice Dufrenne

    Une production Les Films du Carrosse, INA, Renn Productions, Reggane Films, Les Films de la Guéville, Orly Films, Auditorium du Languedoc

    France - 88 mn - 1975

     

    Nous vous invitons donc le Dimance 26 Avril à 15 Heures à la Clémenterie pour venir découvrir ce documentaire, probablement précédé d’un court métrage surprise.

    L’apéro sera tiré du panier comme d’hab. !!!!

     

    1967 : Fernand Deligny quitte La Borde pour Gourgas puis pour Graniers, près de Monoblet, dans les Cévennes.

    Avec Guy et Marie-Rose Aubert, Jacques Lin (ex-ouvrier d’Hispano-Suiza), Any et Gisèle Durand - dont aucun n’est éducateur professionnel -, il fonde autour de Janmari un réseau d’enfants autistes. Les enfants vivent dans des campements éloignés les uns des autres d’une dizaine de kilomètres, les "aires de séjour". Ils participent à l’organisation du "coutumier" réglé selon le principe du "besoin d’immuable" qui est le leur.

    Les premiers enfants sont confiés à Deligny par Maud Mannoni, Françoise Dolto et Émile Monnerot, psychiatre à Marseille.



    « Au flanc d’une vague de chênes-verts

    un territoire

    il ne faut pas avoir peur de la recommencer

    l’histoire sans se lasser

    il était une fois des hommes, et des arbres, et de l’eau, et des pierres

    et il ne s’agit pas de l’histoire de chaque UN là

    mais de celle d’un certain NOUS... »

    (Nous et l’Innocent, François Maspero, coll. "Malgré tout", 1975)

     

    Dès 1969, Deligny invente la pratique des cartes et des “lignes d’erre”, transcriptions graphiques des parcours et des gestes des autistes dans le territoire des Cévennes.

     

    « Il ne s’agissait que de transcrire ces trajets, pour rien, pour voir, pour n’avoir pas à en parler, des enfants-là, pour éluder nom et prénom, déjouer les artifices du il de rigueur dès que l’autre est parlé."

    ("Au défaut du langage", Cahiers de l’Immuable/3, Recherches no 24, nov.1976)

     

    Les cartes inspirent à Gilles Deleuze et Félix Guattari l’idée de rhizome (Rhizome, 1976).

     

    Renaud Victor, cinéaste autodidacte, tourne "Ce Gamin, là" dans les Cévennes en 1974. Le film est un document poétique centré sur le personnage de Janmari.

     

    « Ce Gamin, là, c’est un documentaire ou une fiction ? C’est un documentaire pur jus. Et pour cause : vous ne pouvez pas faire faire à Janmari autre chose que ce qu’il effectue chaque jour. On peut pas faire plus documentaire. Eh bien ça fait fiction parce que les gens n’ont jamais vécu un truc pareil. Il n’y a ni documentaire ni fiction, il y a du coutumier, le coutumier étant assez réel pour surprendre... ».

    ("Ce qui ne se voit pas", Cahiers du cinéma, no 428, fév. 1990)

     

    L’expérience de Deligny devient le pôle d’attraction d’un courant antipsychiatrique protéiforme. Son indépendance radicale à l’égard des institutions, sa critique du langage appuyée sur l’expérience concrète de l’autisme et son communisme inorthodoxe lui attirent l’intérêt de nombreux intellectuels, philosophes (Louis Althusser et Marcel Gauchet), psychiatres et psychanalystes (Roger Gentis, Jacques Nassif, Françoise Dolto), sociologues, éducateurs et chercheurs en sciences de l’éducation. Les communautés thérapeutiques se multiplient, plus ou moins directement inspirées de la "tentative".



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