•  « Dans un opaque marécage, agissant quelque part entre la drague, les insultes ou encore le harcèlement sexuel, certains hommes en effet s’en prennent de façon plus ou moins vulgaire et équivoque aux femmes qu’ils rencontrent. » Natacha Henry ajoute « La tolérance sociale a toujours laissé faire, obligeant mêmes les femmes à trouver cela drôle et sympathique ».

     

    Plus que de faits individuels, il s’agit bien d’une des manifestations de l’asymétrie des rapports sociaux de sexes, du système de genre et du sexisme (« le fait d’insinuer à une femme, une collègue ou une inconnue, qu’elle avant tout est sexuellement une femme, c’est du sexisme ») qui vertèbre nos sociétés.

     

    L’auteure utilise le terme de paternalisme lubrique, pour décrire ce véritable phénomène social, qui ne saurait être assimilé à « une activité à valeur anecdotique ». C’est bien « l’accumulation d’incidents à la fois quasi invisibles et publics d’hommes envers des femmes » qui « perpétue une configuration dominant/dominée ».

     

    Ce que certains, les hommes, décrivent comme des blagues, de la dragouille, etc, relève d’une « attention sexuelle non sollicitée ».

     

    L’ouvrage est divisé en cinq partie :

     

    1. « Ce que l’on sait des attitudes sexuelles non sollicitées ». L’auteure traite de la drague, des insultes et des injures sexistes et de tout ce qui tourne autour des notions de harcèlement. A l’inverse des dragueurs qui « se croient autorisés par leur sexe à pénétrer dans votre monde, votre sphère, votre solitude » Natacha Henry rappelle que « Un joli mot alors sur les hasards privilégiés où les charmes chatouillent les sens. Où, dénuée de conflits larvés, l’ambiguïté remplit l’espace. Les femmes expérimentent comme les hommes la rencontre troublante, y compris dans le monde du travail ». Puis elle spécifie les différents harcèlements : le harcèlement machiste, le harcèlement sexue l et son cadre juridique étroit, ce harcèlement sexuel constitué « de paroles, de mots qui vous appuient sur le plexus », le harcèlement moral et le harcèlement de rue, en soulignant à la fois son caractère violent « parce qu’il est continu et agressif, hostile » et déstabilisant « Pour les femmes dont on  violé l’espace mental intime, le risque de violence physique n’est alors pas « C’est la récurrence des pratiques et propos machistes qui nuit à notre liberté »très loin ». L’auteure termine ce  chapitre par « La tolérance sociale qui colle les fautes sur les épaules féminines n’a que trop duré. On a le droit de se promener dans la rue à toute heure sans que quelque prédateur tout-puisant brise notre ch emin. » Sur ce sujet, j’indique le livre de Marylène Lieber : Genre, violences et espaces publics. La vulnérabilité des femmes en question (SciencesPo. Les Presses, Paris 2008)  Rappels à l’ordre sexué


     

    1. « Le paternalisme lubrique » qui exprime « le mélange de domination subtile et de sexualisation forcée ». L’auteure analyse les conséquences du langage, du poids des mots, de la vulgarité, de la combinaison de la déstabilisation pour l’une et de la domination pour l’autre, la violence symbolique. Je signale une réponse plaisante au « mal baisée » page 51, mais qui n’aurait peut-être pas le même sens sous la plu « C’est la récurrence des pratiques et propos machistes qui nuit à notre liberté »me d’u n homme. Le paternalisme lubrique n’est donc pas un mode de séduction mais « un système de domination masculine sexiste ». Une lecture com plém  entaire sur le paternalisme lubrique et sa tolérance sociale : Christine Delphy (coord.) : Un troussage de domestique (Editions Syllepse, Paris 2011)   Dans cette histoire, il y a une autre personne et c’est une femme

    2. « L’homme conquérant ». L’auteure y traite, entre autres, des codes de communication, de l’utilisation de l’humour et des ‘degrés’, des liens renforcés avec les autres (hommes), de la masculinité, de la légende « du désir masculin soudain, brutal, obligatoire », de la domination intellectuelle, de l’individu masculin comme référent et de la femme comme cas particulier, de l’illusion de l’offre sexuelle, de la morale puritaine « dont il faudra bien se débarrasser une fois pour toute », du « système patriarcal qui impose ses idées sur le corps des femmes, à la place de leur liberté », des fantasmes, des vêtements et du jeunisme, des ventes de « pseudo-pucelles » en Miss France, des conséquences de la hiérarchisation des qualités humaines suivant le genre.

    3. « La féminité marchandise ». Natacha Henry décrypte le mythe de la différence, le refus de l’égalité de fait et de la mixité véritable, les diktats de l’apparence, la mode comme renouvellent permanent des contraintes. Sur ce sujet, je rappelle le tout récent livre de Mona Chollet : Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine (Zones, Paris 2012)  L’omniprésence de modèles inatteignables enferme nombre de femmes dans la haine d’elles-mêmes. 

      « C’est la récurrence des pratiques et propos machistes qui nuit à notre liberté »

       L’auteure complète par un ‘cas pratique’ : « les hôtesses, des formations aux jupes » avec l’apprentissage de la féminité instrumentalisée, la transformation des femmes en objets pour vendre, les liens entre rêves et objets publicitaires, la proximité factice.

    4. « Du coté des femmes ». Il y a une vrai difficulté à penser, identifier le paternalisme lubrique comme une composante du sexisme, du refus de l’égalité combiné à une « obsession sexuelle ». L’auteure souligne les éléments reproducteurs de la domination dans les « plaisanteries » masculines » et plus généralement des actions du paternalisme lubrique « il marque et sexualise la distance entre les hommes et les femmes, il agit comme une entrave ». Elle analyse aussi le « Faut-il répondre ?» et les stratégies de défense tout en démontant des accusations en retour : « Les féministes trop politiquement correctes », « Des féministes pas féminines », « La liberté d’expression ».

     

    Dois-je indiquer que cette présentation est à la fois partielle et partiale ? L’auteure multiplie les exemples concrets dans lesquels les femmes et les hommes ne manqueront pas de se reconnaître. Je la complète par trois autres citations :

     

    • « Ce manque de liberté, la sensation qu’on vous met un carcan et que vous ne savez plus comment bouger, toutes les femmes en ont fait l’expérience dans les espaces ouverts comme la rue ou les parcs, dans les transports en commun ou dans les espaces fermés comme les cinémas, les restaurants, les bars, les hôtels. »

    • « Opter pour la vulgarité est aussi un moyen de faire savoir aux autres qu’on a un sexe, qu’on y pense et que, bien sûr, on s’en sert sans problème. La masculinité est d’abord une affaire d’hommes, un attribut dont il faut sans cesse faire la preuve. »

    • « Le corps féminin est toujours l’objet d’un traitement ambivalent, qui à la fois le soustrait au regard et en même temps l’expose, qui le marque et le masque, qui l’entrave toujours »

     

    Natacha Henry interroge en conclusion « Dénoncer le paternalisme lubrique : un luxe ? ». Elle revendique cette « atteinte à un sujet tranquille » et indique « Tant que les femmes ne pourront pas se promener ou travailler en étant traitées avec respect, sans penser sans cesse à défendre, même en secret, leur espace intime, mental ou physique, il faudra condamner ces pratiques, ces sifflements, ces remarques inappropriées. »

     

    Une remarque, l’auteure écrit « Cependant, de nombreux hommes ainsi phallocentrés ignorent que leur attitude est répréhensible : pour eux, elle fait partie intégrante de la norme sociale », je ne suis pas convaincu de cette ignorance et je suis persuadé qu’ils savent, à un titre ou un autre, qu’en agissant ainsi, ils défendent des intérêts, leurs intérêts, contre l’égalité des femmes et des hommes.

     

    Natacha Henry : Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique

     

    Gender Company, Paris 2011, nouvelle édition revue et mise à jour, 170 pages, 14 euros

     

    Didier Epsztajn


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  • Vendredi 17 février à 18h47 pétante,

    vous êtes conviéEs à un apéritif de notre chouette association,

    durant lequel nous ferons le programme des futurs et ateliers

    (pour mémoire, voir le Compte-rendu dans www.reseaudentraide.eklablog.fr).

    Cela se passera chez Patricia Picard, Le Vert, 07380 Jaujac.


    Il y aura un signe....


    Amenons nos délicatesses et nos apéritifs, à manger et à boire.


    A tout bientôt et annoncez-vous un peu quand même!!!!!

    Julie et Flo


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  • Retour du réseauAprès près de deux mois sans réunion du réseau d'entraide, première version, nous nous sommes retrouvées, cet après-midi , au Localou à Thueyts, pour refaire un point indispensable.

    Ces réunions nous font du bien, nous le savons, même si elles ne délivrent pas toujours les modalités et la méthode pour arriver à tout parfaitement. ChacunE d'entre nous quasiment est déjà accompagnéE par des membres de structures installées comme le CIDFF (Centre d'information des droits des femmes et des familles), Polen Scop, Âme Sud ou Pôle Emploi.

    Mais cet accomppagnement, tout performant qu'il puisse être (ou non!) ne supprime en aucun cas le besoin de se retrouver à plusieurs pour se remettre le moral au niveau adapté!!!!!

    En gros, on se fait du bien, on se dit en face les choses qui plaisent ou non, on se donne des conseils parce qu'on se connait un peu et qu'on sait ce que l'autre a besoin, ou non. On se raconte nos dernières péripéties, on se donne des rendez-vous Déménagement, Récolte de châtaignes ou matinée Administration/communication autour de la même table et de la même théière.

    Et ça, croyez-moi, c'est de l'or en barre.

    Parce que sans cela, chacunE de nous reste seulE à la fin de son rendez-vous "accompagnant", avec ses doutes que la personne d'en face ne pourra jamais lever: est-ce vraiment cela que je veux faire, ai-je les épaules pour cela, qui me rattrapera si cela ne marche pas?????

    Retour du réseau Ça ne vous dit toujours rien?

    Alors sachez que Flo a besoin de 3000€ pour aménager son camion, mais elle s'en fout parce qu'elle avance bien aussi et qu'elle paiera petit à petit. Ses doutes sont plutôt sur les prix qu'elle va devoir pratiquer pour pouvoir en vivre....Et là, nous n'avions pas de réponse, hélas. Mais nous avons contourné l'histoire en énumérant toutes les stratégies possibles pour y arriver: faire une petite marge sur les produits de première nécessité et une grosse sur les autres, trouver des producteurs locaux pas chers pour lesquels elle ferait de la pub en même temps, attirer les foules avec un stand de petits gâteaux maison etc.

     

    Sachez que Julie (moi qui écrit) a pondu un joli dossier pour un projet de traction animale, débardage, travail agricole, ballades et randonnées en carriole presque viable....mais craque sur la rédaction de la demande de financement auprès de la Région...Mais voilà, une petite carriole de rien du tout, mais de l'armée suisse quand même, va arriver tout bientôt et on va bien s'amuser sur les routes en pente. Cela fera un premier jet et une petite expérience de longs trajets avec Fleur, notre toute belle équidée!!!!!

     

     

    Sachez aussi que Twiggy se débat encore un peu avec l'idée et le comment de la garde de ses enfants pendant sa future formations à Lanas, un CAP de boulangerie en 6 mois qui lui donnerait de bonnes bases et un diplôme pour la suite.

    Retour du réseau

     

    Quant à Éva, qui vient de finir son contrat à la Clémenterie, elle s'est dégoté un joli petit appart' à Jaujac et se targue de se remettre en selle dès l'installation...

    Et  nous l'aiderons demain,

    après la GRANDE MANIF MONDIALE DES INDIGNÉS À AUBENAS À 10 HEURES PLACE DU MARCHÉ ET SOYEZ TOUteS LÀ C'EST IMPORTANT

     

     

    Vous avez tout compris?

     

     

    Un deuxième cercle de réseau est en cours de construction. On vous tiendra au courant, évidemment.

     

    D'ailleurs, c'est pas tout ça, mais faut que je vous avoue!!!!!!!

    Merci à toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent en permanence, les gens du département compris, même si je ne pensais pas pouvoir dire cela un jour (Bernard Got par exemple, Mme Béaur aussi, généreuse et tranquille...=

    Même si Du Pain et des Roses est une petite association de fond de vallée, qui se dit féministe quand elle en a les moyens, il y en a un paquet et encore et toujours, que cela intéresse, ce que nous avons mis en place. Parfois, il y a eut du mou et de l'abandon, du silence et du découragement, mais au fond, nous ne lâchons pas l'histoire.

    Merci aussi à celles et ceux qui viennent au Localou le vendredi et le mercredi (matin) aussi pour nous voir et animer ce lieu nouveau.

    Nous y ferons très bientôt une chouette inauguration, n'en doutez pas!!!!!

    La semaine prochaine, le vendredi 21 octobre, nous nous retrouverons tous et toutes (tous les membres de l'association et même les autres) pour une chouette réunion avec Café/gâteaux, rires et amitiés. Soyez-en!

     

    Jubile

     

     

     


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    Des fillettes dans des villages du Rajasthan, en Inde, le 30 août 2011 (Graham Crouch/The Elders/Flickr).

    Le mariage des enfants constitue une des traditions qui entrave les initiatives de développement sur de nombreux plans : l'éducation, la santé, la pauvreté et l'égalité. Pourtant, ce sujet n'est pas intégré dans le débat sur le développement et il est rarement évoqué par les instances décisionnaires.

    Ce serait nous cacher la vérité de croire que nous pouvons améliorer les conditions de vie des pays les plus pauvres au monde sans parler des pratiques traditionnelles nuisibles qui affectent encore des millions de filles et de femmes.

    En tant qu'avocates œuvrant de longue date pour l'égalité, nous saluons naturellement tous les efforts consentis pour la santé des femmes, l'éducation des filles et les programmes d'autonomisation des femmes dans la vie économique.

    Mais nous devons également nous demander pourquoi, malgré ces efforts, les progrès sont si lents. Nous sommes convaincues que cela est dû au fait que les initiatives pour le développement ne sont pas suffisamment axées sur les normes et les traditions sociales nuisibles.

    Le mariage des enfants n'est approuvé par aucune religion

    Peut-être est-ce parce qu'il est considéré comme appartenant au domaine familial et par conséquent privé, ou parce que le mariage des enfants est un problème de culture et de tradition, sur lequel les politiciens et les organisations caritatives hésitent à se prononcer. Naturellement, aucun d'entre nous ne souhaite être accusé de manquer de respect aux coutumes ancestrales.

    En tant que membres des Elders, un groupe d'anciens dirigeants mondiaux réunis par Nelson Mandela, nous reconnaissons qu'il s'agit là de sujets sensibles, mais nous n'acceptons pas qu'ils soient passés sous silence. Le mariage des enfants n'est approuvé par aucune religion.

    Il est le fruit d'une tradition, perpétuée par la pauvreté et par des règles sociales dominantes, qui estime la valeur de la vertu et de la fertilité d'une jeune fille, sans lui offrir la possibilité de développer d'autres voies qui pourraient être plus bénéfiques pour elle, ses enfants et sa communauté. Nous n'adhérons pas à l'idée selon laquelle les traditions sont immuables. Les traditions sont créées par les êtres humains et si elles sont nuisibles et obsolètes, elles doivent être modifiées.

    10 millions de filles dans le monde mariées avant l'âge de 18 ans

    Le mariage des enfants est une violation flagrante des droits de l'homme et l'une des principales entraves au développement. Si les leaders mondiaux, qui se réunissent cette semaine à New York, souhaitent véritablement faire avancer l'application et le respect des droits de l'homme dans le monde et combattre la pauvreté, il faut qu'ils commencent par parler du mariage des enfants.

    Il est stupéfiant de constater que chaque année, environ 10 millions de filles dans le monde sont mariées avant l'âge de 18 ans. Dans les pays en voie de développement, une jeune fille sur sept est mariée avant l'âge de 15 ans.

    En général, une fille mariée abandonne l'école si, par chance, elle en fréquentait une. Sa vie se résume ensuite à son mari et à sa maison. Les jeunes filles de moins de 15 ans ont cinq fois plus de risques de mourir en couches qu'une jeune femme d'une vingtaine d'années.

    L'accès aux services médicaux est un facteur (les mariages d'enfants sont plus fréquents au sein des communautés pauvres). Mais les jeunes filles dont le corps n'a pas encore atteint sa pleine maturité sont également plus vulnérables aux complications liées à l'accouchement, telles que la fistule obstétrique et elles courent plus de risques de mourir en couche.

    Le Sénégal et l'Ethiopie luttent contre le fléau

    Les enfants mariés sont présents partout dans le monde, mais plus particulièrement en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest, dans le sud de l'Asie du Sud et dans certaines zones du Moyen-Orient. Le Niger possède le plus haut taux de mariages d'enfants (76%), alors que l'Inde possède le nombre le plus important (elle dénombre plus du tiers des enfants mariés dans le monde).

    Au rythme actuel, 100 millions de filles seront mariées dans la prochaine décennie. Exclues du système éducatif et des autres opportunités de développer leur potentiel, elles et leur enfants seront enfermées dans la pauvreté.

    Un petit nombre d'organisations courageuses commencent à initier des procédures de changement qui fournissent déjà des résultats tangibles.

    En Ethiopie, des programmes gérés localement encouragent toutes les personnes concernées (parents, chefs de village, responsables religieux, professeurs et professionnels de la santé) à parler des risques liés à la grossesse précoce et des bénéfices que peuvent apporter l'éducation.

    Parallèlement, les jeunes filles peuvent bénéficier de conseils et de soutien lors d'ateliers organisés après l'école et les jeunes hommes peuvent recevoir des informations et des suggestions afin de traiter leurs femmes en égales. Au Sénégal, des centaines de villages se sont publiquement engagés à mettre fin aux mariages d'enfants et à l'excision.

    La plus grande génération de filles de l'Histoire

    Nous pensons que ce changement peut être mis en place en une génération seulement. Une femme qui se marie à 18 ans ou plus, qui a la possibilité de faire des études, de développer son estime de soi et ses compétences, sera beaucoup moins encline à marier ses propres filles très jeunes.

    L'humanité est désormais responsable de la plus grande génération de filles de l'Histoire. En mettant fin au mariage des enfants, nous pouvons aider ces jeunes filles à développer leur potentiel et contribuer à transformer les communautés à une échelle sans précédent. Nous devons pour cela commencer à en parler.

    L'ONG The Elders a présenté mardi 20 septembre 2011 à New York « Filles, pas épouses », un nouveau partenariat mondial qui réunit ONG internationales et associations locales pour mettre fin au mariage des enfants.

    Photo : des fillettes dans des villages du Rajasthan, en Inde, le 30 août 2011 (Graham Crouch/The Elders/Flickr).


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